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Réduire ses déchets en apprenant à dire « non »

17 juillet 2020 – Conseils écolos

Chez In Extremis, lorsque nous abordons le sujet du zéro-déchet autour de nous, nous entendons souvent que c’est compliqué et parfois fastidieux. Ne serait-ce pas plutôt une excuse ? Privilégier la rapidité et la facilité, c’est un petit peu facile parfois, non ? Nous ne disons pas cela d’un ton moralisateur et nous ne disons […]

Chez In Extremis, lorsque nous abordons le sujet du zéro-déchet autour de nous, nous entendons souvent que c’est compliqué et parfois fastidieux. Ne serait-ce pas plutôt une excuse ? Privilégier la rapidité et la facilité, c’est un petit peu facile parfois, non ? Nous ne disons pas cela d’un ton moralisateur et nous ne disons pas que tout le monde doit être zéro-déchet, nous ne le sommes nous-mêmes pas. Et puis nous avons bien conscience de la difficulté à l’être totalement au vue de la société actuelle. Cependant, entre ne pas s’intéresser du tout au sujet et avoir un mode de vie zéro-déchet, il existe une multitude de petits gestes et d’habitudes qui peuvent être mis en place par chacun de nous. A commencer par savoir dire « non » ou refuser…

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Un constat alarmant

324,5 millions de tonnes de déchets ont été produits en France en 2017*. En moyenne, chaque français produirait 590 kilogrammes de déchets par an. Cela représente 2 fois plus de déchets comparé à il y a 40 ans*. Bien que ces chiffres m’effraient, ils ne m’étonnent pas tellement au vu du développement du monde industriel et de la société telle qu’elle est actuellement. Dernièrement, nous pourrions croire que certaines décisions et nouvelles lois sont en train de changer les choses. Nous pensons notamment à l’interdiction des sacs plastiques à usage unique dans les commerces. Mais ce n’est pas vraiment le cas, il y a 10 ans, en 2008, chaque français produisait 541 kg de déchets*, nous vous le disions un petit peu plus haut qu’il en a produit 590 kg l’an passé… Ce sont ces chiffres-là qui nous alarment le plus chez In Extremis.

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Nous vivons à crédit depuis plus de 50 ans

Nous entendons souvent dire qu’il sera encore temps de réagir demain. Mais non ! Nous pouvons peut-être paraître alarmistes, mais la planète n’arrive plus à suivre et satisfaire la demande. L’empreinte écologique mondiale, correspondant aux capacités de notre planète, a été atteint en 1967. Nous vivons depuis à crédit puisque nous prélevons plus de ressources que ce que la nature peut nous offrir. Notre empreinte écologique actuelle représente 1,5 planètes. Si nous ne faisons pas en sorte de changer les choses, elle représentera 2 planètes en 2030 et 2,5 en 2050**.

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De petits gestes qui peuvent déjà faire beaucoup

Refusons les sachets plastiques (ou cartonnés) que l’on nous propose en caisse.

Bien que les sachets en plastique à usage unique soient interdits depuis 2017, les sachets en plastique biodégradable qui les remplacent ne sont finalement pas si biodégradable que ça, puisqu’ils ne se décomposeraient pas aussi facilement qu’il peut l’être dit. Que ce soit au supermarché, à l’épicerie ou à la boutique du coin, évitons le sac (qui, nous le savons tous, finira à la poubelle ou au recyclage) et privilégions le tote-bag que l’on garde toujours au fond de notre sac à main.

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Refusons la publicité dans nos boîtes aux lettres

En 2010, un tiers du papier qui est imprimé en France est utilisé à des fins publicitaires*. Cela représente plus de 1,5 millions de tonnes de papier par an. Huit en plus tard, nous ne pensons pas que les chiffres se soient améliorés, au contraire… Nous n’allons pas se le cacher, nous ne lisons pas un quart des publicités que l’on pourrait recevoir. Et même si vous faites partis de ceux qui apprécient recevoir certains prospectus qui leur indiquent les promotions de la semaine dans leur supermarché ; sachez que vous pouvez trouver ces mêmes prospectus sur Internet. Alors disons stop aux publicités dans nos boîtes aux lettres et pour cela, munissons-nous du papillon STOP PUB. Nous pouvons également téléphoner directement aux organismes qui nous envoient de la publicité pour que nous soyons rayer de leur liste d’abonnement.

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Refusons les tickets de caisse ou les reçus de carte bancaire

C’est souvent un automatisme, nous appuyer sur « OUI » lorsque l’on nous demande si nous souhaitons un reçu. Certains les conservent pour faire leurs comptes, d’autres les jettent presque immédiatement. Essayons de prendre l’habitude de refuser ces reçus ; il est possible de suivre nos transactions depuis les sites Internet ou applications smartphones de nos banques. Concernant les tickets de caisse ou factures importantes, demandons plutôt à ce qu’ils nous soient envoyés par e-mail.

EDIT février 2020 : La numérisation des tickets de caisse n’est pas LA solution puisque l’envoi d’un e-mail équivaut à l’utilisation d’une lampe pendant 24 heures… Il est maintenant possible de ne plus imprimer les tickets de caisse pour des sommes inférieures à 25€.

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Refusons les prospectus et flyers distribués dans la rue

Les flyers distribués dans les rues, nous les prenons sans trop réfléchir, nous les lisons rarement, nous les jetons souvent. Si l’information nous intéresse, échangeons avec la personne qui les distribue, prenons le flyer en photo pour en garder une trace, mais refusons ces prospectus.

Refuser les choses citées précédemment ne nous coûtent rien et ne nous demandent des efforts minimes. Nous le disons souvent : « C’est la demande qui fait l’offre ». Plus nous serons nombreux à refuser, moins la production et la distribution de ces papiers auront de sens et moins ils seront fabriqués. A travers cet article, nous essayons de vous montrer que de petits gestes peuvent avoir un un impact conséquent et favorable sur la diminution de la production de déchet.

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Sources : *Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie. **2033, Atlas des Futurs du Monde, éditions Lafont.

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